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  • niccolipsy

Psycho-Post #9 - Comment se libérer du regard des autres ?

Le regard des autres = le tribunal des causes perdues


Le regard des autres peut nous effrayer, nous impressionner. Il peut influencer nos opinions et nos comportements. Il devient vite une entité « l'Autre » dont les yeux impitoyables guettent le moindre manquement, la moindre faille, nous mettant au ban de la société.


Or les autres partagent nos peurs. Nous nous retrouvons au milieu d'une piste de cirque où tout le monde regarde tout le monde.


En conséquence, nous passons beaucoup de temps à juger nos actions avant d'agir, et l'écart entre ce que nous sommes maintenant, ce que nous espérons être et l'image que nous essayons de projeter nous oblige à faire le grand écart.


Le jugement des autres nous appartient... Il devient alors ni plus ni moins que le nôtre.

Nous promouvons notre propre système de valeurs auprès des autres et évaluons ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.

Donc, si nous pensons que l'expression d'émotions est un signe de faiblesse, nous avons tendance à penser que les autres pensent la même chose.


Parfois, la peur d'être jugé est directement proportionnelle à notre tendance à juger.

Si je juge systématiquement le comportement des autres, il y a de fortes chances que les autres puissent en faire de même.


En réalité l’impact négatif du jugement des « Autres » est quasi inexistant.


C’est de l’art divinatoire…

Nous ne savons pas ce qui se passe dans la tête de l’« Autre » et même si nous le connaissons bien, il pourrait bien nous surprendre. Nous supposons, nous élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire.

Nos suppositions sont des créations de notre pensée, des hypothèses qui deviennent des croyances.


Focaliser sur le regard des autres, c’est une façon de les ignorer

A première vue, cela peut paraître contradictoire. En focalisant sur ce que je crois que les « Autres » vont penser de moi, je nie leur capacité à émettre des jugements qui leur sont propres, à avoir leur propre système de valeurs.


D’une certaine façon, je les utilise pour me faire souffrir.


Les jugements des autres n’engagent qu’eux

N’en faites jamais une affaire personnelle (Les quatre accords Toltèques : la voie de la liberté personnelle – Miguel Ruiz)


Ce qu’ils pensent n’appartient qu’à eux, dans la mesure ou leurs opinions et jugements se fondent sur leur système de valeurs, de convictions et de perceptions qui n’est que leur vision du monde.


Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la colère ou de la tristesse et une réaction de défense.

Accorder beaucoup d’importance au regard des autres, c’est se soumettre aux règles d’une échelle de valeur qui ne nous appartient pas. Vous valez mieux que cela !


Les autres nous veulent (sans aucun doutes) du bien

A quelques rares exceptions près, les gens que nous côtoyons au quotidien au mieux nous veulent du bien, au pire ne nous veulent pas de mal. Perdus dans notre peur, nous oublions que la bienveillance voire l’indifférence sont plus courantes que la médisance et la méchanceté.


L’importance que nous donnons au regard des autres, c’est autant de pouvoir que nous leur concédons.


Pas plus compliqué que les vases communicants : plus j’accorde de l’importance au jugement des « Autres », plus mon propre jugement perd de la valeur.


L’acceptation de soi nous rend sage, fort et beau

Accepter ce que nous considérons comme des défauts ou des manquements nous rend profondément humains. Nous sommes tous différents et pourtant les mêmes, imparfaits, faillibles mais aussi uniques et exceptionnels.




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